Anciennes installations
Ancienne ne veut pas forcément dire dangereuse, mais elle mérite une vérification adaptée.
Certaines installations comportent des techniques ou des matériaux qui ne répondent plus aux pratiques actuelles. Voici les principaux points à connaître, sans démonter votre tableau vous-même.
Point 1
Schéma III : une ancienne méthode de protection
Dans certaines anciennes installations, un seul conducteur assure le neutre et la protection. Ce conducteur commun remplit les deux fonctions à la fois. S'il est interrompu ou présente un défaut, une enveloppe métallique peut, dans certaines conditions, se retrouver sous tension.
Cette technique n'est plus utilisée aujourd'hui. S'il s'agit bien d'une installation Schéma III, l'entier des fils doit être retiré pour passer du mode de protection Schéma III au TN-S, terre et neutre séparés : trois conducteurs, la phase (L), le neutre (N) et le conducteur de protection (PE). En découle automatiquement la mise à niveau de l'ensemble de l'appareillage, avec la mise en place de DDR.
Seul un contrôle sur place permet de définir s'il s'agit d'une installation Schéma III, et l'étendue exacte des travaux se définit sur place, lors du contrôle.
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Point 2
Amiante : l'aspect ne permet pas de conclure
Dans les bâtiments construits avant 1990, certains supports ou éléments isolants de tableaux électriques peuvent contenir de l'amiante. Une photo ou un examen visuel ne suffit pas pour confirmer sa présence ou son absence.
En cas de doute, il ne faut ni percer, ni poncer, ni casser, ni démonter le matériau. L'intervention doit être arrêtée jusqu'à ce que la situation soit clarifiée par une analyse adaptée et, si nécessaire, par des spécialistes habilités.
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Point 3
DDR/FI : une protection complémentaire pour les personnes
Le dispositif différentiel à courant résiduel, appelé DDR ou FI, compare le courant qui part dans le circuit à celui qui revient. Lorsqu'il détecte une fuite vers la terre, il coupe rapidement l'alimentation. Il réduit le risque d'électrocution et contribue à limiter certains risques d'incendie liés aux courants de fuite.
Le DDR complète les fusibles ou disjoncteurs, qui protègent principalement les circuits contre les surcharges et les courts-circuits ; il ne les remplace pas. Son ajout s'étudie en fonction de l'installation existante. Dans une installation Schéma III, il ne suffit pas : le recâblage en TN-S vient d'abord, et la mise à niveau de l'appareillage, DDR compris, en découle.
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Vous avez un doute sur votre tableau ?
Envoyez-nous quelques photos de l'extérieur du tableau, sans retirer les capots ni les protections. Nous vous indiquerons la prochaine étape. Une photo ne remplace toutefois pas un contrôle sur place.